Chartrier · acte no 35a du tome second
Versailles, le 18 février 1882

Tome second, vue 35 Voir sur Gallica →
M. l’amiral Gicquel des Touches répond à M. d’Amade, Adolphe, en expliquant qu’il n’a su exactement son adresse qu’hier par son fils Albert. Il a été trop mal traité depuis quatre ans pour que la mesure prise par le Ministre de la marine, M. Gougeard, ait pu l’atteindre; il serait d’ailleurs résigné à tout ce qui pourrait être utile à la France et amener des temps meilleurs. Il prend part aux inquiétudes qu’a procurées la santé de son fils pendant la campagne de Tunisie et se réjouit d’apprendre aujourd’hui son rétablissement. Il affirme qu’il a été très heureux d’être utile aux débuts d’Albert dans la carrière: « Sa tâche, dit-il, a été facile; car il « n’y a pas de nature plus droite, plus portée au bien
« que la sienne; c’est l’homme du devoir et qui mérite
« l’estime que ses chefs ont déjà pour lui. »
Mme Gicquel des Touches remercie M. d’Amade de ses bons souvenirs. M. l’amiral présente lui-même l’hommage de son respect à Mme d’Amade et l’expression de ses sentiments les plus distingués et les plus dévoués à M. d’Amade.
Signé: Gicquel des Touches.
Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.