Dossier
Albert d’Amade
1856-1941. Le seul de la famille dont le nom soit passé dans l’histoire générale — et le seul dont la mémoire reste disputée. Quatre chapitres, deux régimes de preuve : le chartrier jusqu’en 1894, l’historiographie ensuite.
- 1 1856-1894 L’enfant de décembre Ce que le chartrier sait du général Sur les trente-cinq premières années d’Albert d’Amade, on dispose d’une source que peu de généraux français possèdent : les papiers réunis par son père, au fur et à mesure, sans intention d’histoire.
- 2 1886-1901 Quatre ans à Tien-Tsin Le Tonkin, la Chine, et le métier d’observateur Attaché militaire n’est pas un poste d’attente. C’est une fonction de renseignement, de représentation et d’analyse — et c’est celle qui a formé le général d’Amade bien plus que le commandement de troupe.
- 3 1907-1908 La Chaouïa Casablanca, 1908 — et la première grande controverse C’est au Maroc que le nom d’Amade devient public. Un correspondant anglais en fait un livre, un pamphlet parisien en fait un assassin, une avenue de Casablanca portera longtemps son nom. On donne ici les trois pièces.
- 4 1914-1918 Retour à Gallipoli 1914-1915, le Nord puis l’Orient En avril 1915, le général d’Amade débarque à la pointe de la presqu’île de Gallipoli. Soixante ans plus tôt, presque jour pour jour, son père y servait comme adjoint à l’intendance de l’armée d’Orient. Aucun des deux ne l’a jamais écrit.
Deux régimes de preuve
Ce dossier repose sur deux sortes de sources, qu’il ne faut pas confondre.
Jusqu’en 1894, le chartrier réuni par son père donne des pièces de première main : actes d’état civil, avis ministériels, brevets, télégrammes, coupures de presse conservées au fil des jours. 56 actes le nomment. On peut y suivre sa scolarité, son classement, ses affectations, ses décorations, jusqu’à son mariage.
Après 1894, plus rien : l’auteur du recueil est mort. Les pages sur le Maroc et les Dardanelles s’appuient donc sur des imprimés contemporains et sur l’historiographie. Elles le disent en tête, et distinguent ce qui est établi de ce qui est discuté.
C’est une gêne ; c’est surtout une leçon de méthode. Une famille ne dispose presque jamais d’une documentation homogène sur sept siècles : elle dispose de nappes d’archives inégales, et le travail consiste à ne pas les traiter de la même façon.
Les actes du fonds qui le concernent
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1874
Rennes, le 18 avril 1874
Le secrétaire de la faculté des sciences de Rennes certifie que M. d’Amade, Albert-Gérard-Léo, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 24 décembre 1856, a subi avec succès, devant ladite …
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1874
Paris, le 1 er juillet 1874
Le vice-président du conseil, ministre de la guerre, prévient le jeune d’Amade, Albert-Gérard-Léo, candidat pour l’admission à l’école spéciale militaire, qu’à la suite de la corre…
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1874
Paris, le 2 juillet 1874
Le ministre de l’instruction publique et des cultes: Vu le certificat d’aptitude au grade de bachelier èsseiences, accordé le 18 avril 1874 par les professeurs de la faculté des sc…
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1874
La Flèche, le 13 septembre 1874
Le général commandant le Prytanée militaire témoigne à M. d’Amade, sous-intendant militaire, sa satisfaction sur le succès probable de son fils Albert aux — HO — examens pour Sain…
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1874
Lorient, le 16 septembre 1874
Le Préfet maritime, amiral Girquel des Touches, témoigne à M. d’Amade (Adolphe) sa satisfaction sur le succès de son fils aux examens de Saint-Cyr, il le félicite des bonnes dispos…
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1874
Lorient, le 19 septembre 1874
Le proviseur du lycée de Lorient affirme qu’Albert d’Amade a passé de beaux examens pour Saint-Cyr. Ses succès de l’année étaient une garantie presque certaine qu’il arriverait au …
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1874
Paris, le 13 octobre 1874
Le vice-Président du Conseil, ministre de la guerre, a nommé élève à l’école spéciale militaire M. d’Amade, Albert-Gérard-Léo, porté sous le n° 29 de la liste de classement établie…
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1874
Libourne, le 18 octobre 1874
M. Edouard Danglade, beau-frère de M. d’Amade, Adolphe, par son mariage avec Mlle Amélie de Ricaumont, le félicite sur l’admission de son neveu Albert d’Amade à l’école spéciale mi…
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1875
Saint-Cyr, le 6 mars 1875
Le général Hanrion, commandant l’école spéciale militaire, fait connaître à M. d’Amade, sous-intendant militaire à Alger, que par décision du 5 mars le ministre delà guerre accorde…
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1875
Lorient, le 29 septembre 1875
M. l’amiral Gicquel des Touches écrit directement à Albert d’Amade, élève à Saint-Cyr, pour le remercier et le prier de transmettre à son père ses remerciements pour les compliment…
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1876
Alger, le 3 août 1876
Monseigneur l’Archevêque d’Alger renouvelle à M. d’Amade et a son fils l’autorisation à eux accordée de eha« sersur les terres des Pères Blancs de la Maison carrée. — Exprime ses me…
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1876
Paris, le 29 septembre 1876
Le Ministre de la guerre informe M. d’Amade (Albert-Gérard-Léo), élève à l’école spéciale militaire, que, par décret du 22 septembre 1876, il est promu au grade de sous-lieutenant …
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1876
Paris, le 25 septembre 1876
M. de Panafieu, directeur de la comptabilité et du contrôle au ministère de la guerre, annonce à M. d’A made qu’il n’a pas été possible de faire classer son fils Albert au 1 er rég…
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1877
Versailles, le 13 juin 1877
Le Ministre de la guerre informe M. d’Amade (Albert-Gérard-Léo), sous lieutenant à la suite du 5 e régiment de tirailleurs algériens, que, par décret du 11 juin 1877, il est mis en…
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1878
Béziers, le 28 novembre 1878
M. le comte Albert de Montcabrié donne à M. d’Amade, Adolphe, avec prière de le transmettre à son fils Albert d’Amade, l’avis de la naissance de son troisième garçon, né dans la nu…
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1879
Blidah, le 5 janvier 1879
Prix d’ensemble délivré M. d’Amade (Albertà Gérard-Léo), sous-lieutenant au 3 e régiment de tirailleurs algériens. Les membres du Conseil d’instruction de l’école: Le chef de batai…
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1879
Constantine, le 1 er octobre 1879
Certificat d’aptitude administrative. Les membres de la commission d’examen instituée conformément à l’article 126 de l’instruction du 8 mai 1878 sur les inspections générales des…
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1881
Paris, le 22 mai 1881
M. de Saint-Guilhem, beau-frère de M. le général Berge, croit être agréable à M. d’Amade, sous-intendant militaire à Alger, en lui annonçant que dans le classe ment des officiers d…
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1881
Paris, le 10 décembre 1881
Le ministre de la guerre informe M. d’Amade, Albert-Gérard-Léo, sous-lieutenant au 5 e régiment des tirailleurs algériens, que par décret du 9 décembre 1881 il est promu au grade d…
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1881
22 mai 1881
Le 22 mai 1881, Albert d’Amade, sous-lieutenant au 3 e régiment de tirailleurs indigènes, à Sétif, province d’Alger, télégraphie à 6 h. 44 du soir, à son père, à Alger, la dépêche…
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1882
Tunis, le 1" juin 1882
Le général Forgemol, commandant le corps expéditionnaire de Tunisie, prévient M. d’Amade, sous-intendant militaire en retraite à Toulouse, que son fils Albert, lieutenant au 143 e …
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1882
Versailles, le 18 février 1882
M. l’amiral Gicquel des Touches répond à M. d’Amade, Adolphe, en expliquant qu’il n’a su exactement son adresse qu’hier par son fils Albert. Il a été trop mal traité depuis quatre …
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1883
Nice, le 15 mars 1883
M. le général de division Périgot répond à M. d’Amade en expliquant les motifs douloureux qui ont retardé sa lettre. Une succession de deuils ont nécessité plusieurs voyages; M rae…
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1884
Paris, le 15 janvier 1884
Trois témoins certifient que le sieur d’Amade, Albert-Gérard-Léo, lieutenant du 143 e de ligne, détaché à l’école supérieure de guerre n° 475, a été blessé le 7 janvier 1884 dans u…