Récit
L’histoire
Cinq chapitres écrits d’après les actes, et rien qu’eux. Chaque affirmation renvoie à la pièce qui la fonde ; chaque doute est signalé comme doute.
- 1 1600-1730 Des consuls de Castelsarrasin Comment une famille entre dans l’écrit Avant d’être une famille noble, les Amade sont une famille de papiers. Leur histoire commence là où les registres commencent — et ce commencement-là n’est pas une origine, c’est une limite d’archives.
- 2 1728-1789 Le seigneur de Joye Ce qu’il en coûte d’être noble sans l’être tout à fait Entre 1728 et 1789, la famille vit dans une zone grise : elle tient une terre noble, porte des armes, sert le roi — et n’a aucun titre à produire. Les actes de cette période sont l’histoire, minutieuse et un peu humiliante, de cette ambiguïté.
- 3 1789-1830 Le père en prison, le fils au drapeau Une famille dans la Révolution Pendant que le père est détenu comme suspect à Mont-Sarrasin, le fils sert aux Pyrénées dans un bataillon de volontaires. Vingt ans plus tard, c’est le même fils qui lèvera des volontaires pour le roi. Le fonds ne cherche pas à concilier les deux ; il les conserve côte à côte.
- 4 1840-1892 La carrière, mode d’emploi Ce que trois cents lettres apprennent sur l’armée du XIXᵉ siècle Le fonds change de nature au XIXᵉ siècle. Aux contrats notariés succèdent des lettres de ministère, des avis de nomination, des recommandations. On y voit, en clair, comment se faisait une carrière d’officier — et la part exacte qu’y prenait le mérite.
- 5 1886-1894 L’homme au tambour Pourquoi ce recueil existe, et ce qu’il vaut Un livre de famille est presque toujours un plaidoyer. Celui-ci l’est aussi. Mais il a une qualité rare : il publie les pièces qui le contredisent. C’est à cela qu’on reconnaît un document utile.
Et après 1894 ?
Le recueil s’arrête à la mort de son auteur. La carrière de son fils, elle, commence à peine : la Chine, le Maroc, les Dardanelles. Cette part-là ne repose plus sur le fonds familial mais sur l’historiographie générale, et elle fait l’objet d’un dossier séparé — dont les sources sont d’une autre nature, et signalées comme telles.