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dAmade

Héraldique

L’armorial

On ne dessine ici que ce que les sources blasonnent. Sept maisons seulement : pour les autres, le fonds cite des alliances sans donner d’armes, et il n’y a pas lieu d’en inventer.

Famille d’Amade

D’argent, au lion de sable, armé et lampassé de gueules ; au chef d’azur chargé de trois besants du champ.

Blasonnement donné par l’Armorial français de décembre 1892 et par l’Armorial de la noblesse toulousaine, qui précise «  lion rampant  » et «  trois besants d’argent  ». Les deux versions s’accordent : du champ et d’argent désignent ici la même chose.

Lire ces armes

Elles se lisent en deux temps. Le chef — la bande horizontale du haut — est d’azur, chargé de trois besants d’argent : les besants, disques de métal, viennent de l’héraldique des croisades, où ils figuraient la monnaie de Byzance. Au-dessous, sur champ d’argent, un lion de sable, armé et lampassé de gueules — griffes et langue rouges.

La date de ces armes pose un problème que le recueil affronte de face. La famille n’est anoblie par lettres patentes qu’en 1815 ; or l’avant-propos affirme que les armoiries se trouvaient gravées sur l’argenterie de la maison «  bien avant cette époque  », et que les testaments des aïeux en étaient scellés. Sous l’Ancien Régime, porter des armes n’était pas le privilège des nobles : la bourgeoisie consulaire en portait aussi. L’argument a donc moins de force que son auteur ne le croit — mais le fait, lui, est vérifiable.

Les armes des maisons alliées

Sept blasonnements figurent dans les sources du fonds. Les voici, dessinés d’après leur seule description — sans modèle, sans planche d’armorial : le dessin est une lecture du texte.

Une devise

Pro aris et focis — «  pour les autels et les foyers  ». Elle n’apparaît pas dans les actes, mais dans l’allocution prononcée le 7 décembre 1892 devant la Société archéologique de Tarn-et-Garonne par son président, le chanoine Pottier, à l’annonce de la mort d’Adolphe d’Amade :

Pro aris et focis. Il avait raison, Messieurs, car il mérita la plus estimée de ses décorations ; il appartenait à un foyer d’honneur, et l’autel auquel il resta toujours fidèle était l’autel chrétien.

Chanoine Fernand Pottier, séance du 7 décembre 1892

Ce n’est donc pas une devise héritée, mais une devise donnée — par un tiers, le jour de la mort, en manière d’épitaphe. On la reprend ici pour ce qu’elle est : le jugement d’un contemporain.