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dAmade

Maison alliée

de Peytes de Montcabrié

Seigneurs de Montgaillard, d’Avignonet et de Saint-Paul depuis les croisades. Deux contre-amiraux, dont celui qui escorta Napoléon à Sainte-Hélène.

Lauragais, puis Puylaurens (Tarn) 1242 → XXᵉ siècle 8 actes

Blason

D’azur, à trois fasces d’or et en pointe deux croisettes d’argent, qui est de Peytes ; écartelé de gueules, à un mont d’argent sommé d’un arbre sans feuilles, ou créquier, surmonté d’une chèvre passante d’argent ; au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or, qui est de Montcabrier. Couronne de comte.

«  Depuis les croisades, établie dans le Lauragais  » : la Notice fait remonter la maison à Adhémar de Peyteüs, baptisé du nom de Jourdain «  en souvenir de ce fleuve sacré qu'il avait traversé en Terre-Sainte  », qui jura fidélité à saint Louis en 1242 et rendit hommage à Alphonse de Poitiers et à Jeanne de Toulouse en 1243.

La marine. Joseph-Saturnin de Peytes de Montcabrié, né à Toulouse le 9 août 1741, entre dans la marine royale en 1756, commande la station de Saint-Domingue de 1790 à 1792, échappe à la Terreur, est fait contre-amiral à la Restauration et grand-croix de Saint-Louis. Son fils aîné Henri, entré dans la marine en 1782, «  fit des prodiges d'audace  » au blocus continental à Hambourg et, en 1815, commanda l'escadrille qui transporta Napoléon Iᵉʳ à Sainte-Hélène. Un second fils, colonel d'artillerie à vingt-sept ans, fut tué sous les murs de Lübeck le 6 novembre 1808.

Le lien avec les d'Amade. La branche cadette, celle de Puylaurens, eut pour chef Jean-Éloi-Fortuné, dont la fille Mathilde, née en 1804, épousa en 1828 Albert de Ricaumont. De ce mariage naquirent Léo, Marie et Amélie de Ricaumont : Marie épousa Adolphe d'Amade et fut la mère du général ; Léo en fut le beau-père.

Les zouaves pontificaux. Un Alexandre de Peytes, «  petit-neveu des précédents, a marqué sa carrière dans les zouaves pontificaux par des actions d'éclat et de dévouement qui lui ont valu des récompenses et des citations à la suite des propositions de son colonel, devenu le général de Charette  ». La branche compte aussi un capitaine des zouaves fait chevalier de Pie IX pour la défense de la porte Pia, le 20 septembre 1870.

Une page retrouvée

Le blasonnement de la maison figure sur une vue dont la numérisation n'avait pas conservé le texte ; il a fallu la transcrire à la main pour le rendre au corpus. Voir l'armorial et les lacunes de la numérisation.

La Notice énumère les alliances de la maison : de Lassus, de Nohault, de l'Hospital, d'Ouvrier, de Lacoste de Belcastel, d'Armengaud, du Barry, de Nyvenheim de Newkergue, Mieulet de Ricaumont, de Beauquesne, de Pins, de Varague-Gardouch, de La Tour d'Auvergne-Lauraguais, de Castillon, de Caumont, d'Esparbès de Lussan, d'Étigny, des ducs de Grenade, de Raymond-Cahuzac, de Montlaur, de La Tour du Pin, de Saint-Léon, de Saint-Félix, de Possac, de Belloc-Chamborant, de Panat, de Franclieu.

Dans le chartrier

8 actes nomment cette maison, de 1851 à 1891.