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dAmade

Ligne directe · 6e degré

Adolphe d’Amade

Crimée, Rome, l’Afrique. Officier d’administration, érudit, auteur d’un traité de référence sur la Légion d’honneur — et l’auteur de ce recueil même.

1821–1892 Sous-intendant militaire de 1ʳᵉ classe, comte romain 98 actes du chartrier
  • Naissance21 décembre 1821, Le manoir des Barayroux
  • Décès5 décembre 1892, Toulouse
  • QualitésSous-intendant militaire de 1ʳᵉ classe, comte romain
  • Maisond’Amade
  • FiliationLigne directe — 6e degré

S'il fallait ne retenir qu'un homme de cette famille, ce ne serait peut-être pas le général. Ce serait son père. Car c'est lui qui, à soixante-cinq ans, s'est assis pour écrire — et c'est à cause de lui que tout ce site existe.

Les commencements. Né au château des Barayroux, bachelier ès lettres de l'académie de Cahors en 1840, il manque d'abord la promotion de Saint-Cyr et n'y entre que sur une liste supplémentaire. Sept lettres du général Gauldrée-Boilleau à sa mère suivent l'affaire de Paris, semaine après semaine : «  son rang l'appelle à figurer sur une liste supplémentaire qui va paraître : il est donc admis, c'est l'important  ».

Sébastopol. Sous-lieutenant au 21ᵉ léger en 1842, capitaine en 1851, il passe en 1853 au 17ᵉ bataillon de chasseurs à pied et part pour l'Orient. Le 1ᵉʳ janvier 1855, au camp sous Sébastopol, il est nommé commissaire du gouvernement près le premier conseil de guerre de la 7ᵉ division. Un détail du recueil dit tout de cette guerre-là : la lettre lui annonçant sa nomination dans l'intendance «  fut remise à M. d'Amade aux tranchées des attaques de droite, c'est-à-dire de la tour Malakoff, pendant le siège de Sébastopol, le 22 avril 1855  ».

L'Afrique. Philippeville, Constantine, Oran, Sidi-bel-Abbès, Alger : quinze années. Pendant les épidémies de 1867 et 1868, il soigne les nationaux espagnols et italiens des hôpitaux de Philippeville. L'agent consulaire d'Italie et le consul d'Espagne en font rapport à leurs gouvernements ; il en recevra la couronne d'Italie et la commanderie d'Isabelle-la-Catholique. C'est le genre de reconnaissance qu'un officier d'intendance obtient rarement : elle vient de ceux qu'il a secourus.

L'érudit. Autorisé en 1873 à publier son recueil sur la Légion d'honneur et les ordres honorifiques, il donne un volume de référence — 25 planches, 142 gravures — que la presse salue comme «  l'œuvre d'un érudit doublé d'un écrivain de première marque  ». Membre de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, membre d'honneur de la Société biographique de Bordeaux.

Le caissier. Retraité en 1882, il devient caissier de la Caisse d'Épargne de Toulouse. Il y travaille jusqu'au dernier dimanche de sa vie : le 4 décembre 1892, «  il descendit à son bureau à midi, reçut et enregistra toute la journée les versements, et ne regagna sa chambre qu'après la fermeture des guichets, lorsqu'il eut arrêté lui-même ses comptes  ». Il meurt le lendemain.

La dernière phrase. Quelques heures avant sa mort, il reçoit la visite de son neveu et laisse ce message pour son beau-frère de Sainte-Croix : «  Vous lui direz que j'espère bien que Dieu nous gardera quelques arpents de terre dans la vallée de Josaphat, où nous pourrons chasser ensemble.  »

État des services

  • Élève à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, 1ᵉʳ octobre 1840
  • Sous-lieutenant au 21ᵉ régiment d’infanterie légère, 1ᵉʳ octobre 1842
  • Lieutenant, 30 septembre 1846
  • Capitaine, 30 novembre 1851
  • Capitaine au 17ᵉ bataillon de chasseurs à pied, 25 décembre 1853
  • Adjoint de 2ᵉ classe à l’intendance militaire, 31 mars 1855
  • Adjoint de 1ʳᵉ classe, 30 décembre 1858
  • Sous-intendant militaire de 2ᵉ classe, 11 août 1867
  • Sous-intendant militaire de 1ʳᵉ classe, 30 janvier 1871
  • Retraite, 1882 — puis caissier de la Caisse d’Épargne de Toulouse

Campagnes

  • Italie (Rome), 1851
  • Orient — Gallipoli, Sébastopol, Kamiech, Constantinople, 1854-1856
  • Afrique — Constantine, Philippeville, Oran, Sidi-bel-Abbès, 1867-1870
  • Armée de la Loire, 26ᵉ corps, 1871
  • Afrique — Alger, 1873-1881

Distinctions

  • Médaille de Crimée (Reine d’Angleterre), 1856
  • Chevalier de la Légion d’honneur, 13 mars 1861
  • Chevalier de la Couronne d’Italie, 28 février 1869
  • Commandeur d’Isabelle-la-Catholique (Espagne), 22 octobre 1871
  • Commandeur du Nichan Iftikhar, 10 juillet 1875
  • Chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand, 9 mars 1876
  • Commandeur de Saint-Sylvestre, 9 mars 1876
  • Chevalier du Christ de Portugal
  • Officier de la Légion d’honneur, 30 juillet 1878
  • Officier de l’Instruction publique, 1ᵉʳ janvier 1881
  • Comte romain

Alliances

Postérité

Discussion des sources

Deux dates de naissance circulent : le 21 décembre 1821, donné par son état des services, et le 28 décembre 1821, porté sur son diplôme de bachelier de 1840. On a retenu la première, l'état des services étant dressé sur les registres matricules.

Les actes qui le nomment

58 autres actes citent ce nom ; ils se retrouvent par la recherche du chartrier.