Appareil critique
Sources et méthode
Un site d’histoire familiale qui ne dit pas d’où il tire ses informations n’est qu’un album. Voici le détail de la chaîne, de la page imprimée à la fiche que vous lisez.
Les deux volumes
Tout part de deux ouvrages imprimés à Toulouse entre 1887 et 1894, aujourd’hui conservés à la Bibliothèque nationale de France, numérisés et versés au domaine public.
| Volume | Contenu | Vues | Actes extraits | Gallica |
|---|---|---|---|---|
| Tome premier Analyse des actes, alliances et parentés de la famille d’Amade |
Avant-propos Famille Amade, Damade ou d’Amade Notice chronologique sur la famille de Faudoas, seigneurs de Séguenville Familles de Géraud et de Beaulaguet Familles de Montbrun, de Laborde, de Sacase Familles de Moynier, d’Arassus de Lisle et Delort |
262 | 426 | bpt6k930437g |
| Tome second Analyse des actes, alliances et parentés de la famille d’Amade |
Notice sur la famille de Peytes de Montcabrié Note généalogique : l’origine par les Faudoas Suite de l’analyse des actes, alliances et parentés La famille d’Amade dans les premières années de la République Extraits ou copies des lettres de service Supplément à l’analyse Le décès du baron Adolphe d’Amade |
213 | 176 | bpt6k9304138 |
La chaîne de traitement
Elle compte six étapes, toutes automatisées et donc reproductibles.
1. Extraction du texte
Le texte est tiré des fichiers PDF de Gallica, qui portent une couche d’océrisation. On travaille en mode « disposition conservée », parce que la mise en page — un intitulé de date centré, puis l’analyse — est ce qui permettra de découper les actes.
2. Recollage des césures
C’est la difficulté principale. L’océrisation de ces volumes a fréquemment perdu le trait d’union de fin de ligne : « com / pris » doit redevenir compris, mais « les / femmes » doit rester deux mots.
La règle appliquée s’appuie sur un lexique français de 336 000 formes : on recolle si le mot recollé existe et si l’un des deux fragments n’existe pas isolément. « par / donner », dont les trois formes sont valides, reste donc séparé. C’est un choix conservateur, qui laisse passer quelques césures non recollées plutôt que de fabriquer des mots.
3. Découpage en actes
Un acte commence à une vedette : une ligne isolée, précédée d’une ligne blanche, indentée, contenant une date — grégorienne ou républicaine. Le découpage est borné par section : un acte ne peut pas déborder d’une partie du volume sur la suivante.
4. Datation
Chaque vedette est analysée pour en tirer une année. Le calendrier républicain est converti : 21 germinal an III devient 1795, la date républicaine étant conservée telle quelle pour l’affichage. Les confusions de chiffres propres à cette océrisation — le l pour le 1, le G pour le 6 — sont corrigées au moment de la lecture de la date.
5. Classement
Chaque acte reçoit des étiquettes de nature, de maison et de lieu, par reconnaissance de motifs dans le texte. Un acte peut en porter plusieurs : un contrat de mariage est aussi, presque toujours, un acte patrimonial.
6. Renvois croisés
Les fiches de personnes, de maisons et de lieux sont écrites à la main ; leur liaison aux actes est calculée. Pour une personne, la règle est qu’un prénom distinctif et le patronyme figurent tous deux dans la même analyse. C’est une approximation : elle rate les mentions allusives et attrape quelques homonymes.
Les lacunes de la numérisation
Seize vues des deux volumes ne portent aucune couche de texte. Ce ne sont pas des pages blanches — l'auteur en a laissé beaucoup, volontairement, pour que ses enfants y ajoutent leurs notes — mais des pages imprimées sur lesquelles la reconnaissance de caractères a échoué, et qui étaient donc absentes de toutes les transcriptions existantes.
Elles ont été transcrites à la main d'après le fac-similé. Ce qu'elles rendaient au corpus n'est pas mineur :
- L'ouverture de l'avant-propos — « Mes chers enfants, après avoir passé une grande partie de ma vie à écrire pour les autres… » —, c'est-à-dire la première page du recueil.
- Le blasonnement des Peytes de Montcabrié, qui a permis d'ajouter un septième écu à l’armorial.
- Le procès intenté en 1798 à Jean-Joseph Amade « comme prévenu de résistance aux lois et de conspiration contre le gouvernement de la République », avec le procès-verbal de son arrestation.
- Le certificat de 1610 délivré à Aix-la-Chapelle à Jehan de Moynier, pasteur de l'Église wallonne : la plus ancienne pièce du dossier Moynier.
- La Légion d'honneur d'Albert d’Amade, décret du 21 août 1886 signé du général Boulanger.
- Le brevet d'officier de l'ordre royal du Cambodge, délivré par le roi Norodom.
- Un certificat royaliste de 1815, une nomination de percepteur de 1816, deux lettres du général Boilleau, trois pièces de la carrière chinoise, la mort du général Munier, l'inhumation de Michel Moynier aux Barayroux en 1762, et deux lettres de condoléances de 1892.
Chaque acte issu de ces pages porte la mention Transcription manuelle sur sa fiche. Le fichier sources/lacunes.md en conserve le texte brut, séparé de l'océrisation, pour que l'on sache toujours ce qui vient de la machine et ce qui vient de la main.
Ce que cette édition ne garantit pas
- La transcription n’est pas diplomatique. Elle vise la lisibilité, non la fidélité graphique. Le fac-similé, accessible depuis chaque acte, fait foi.
- Les analyses ne sont pas les actes. Ce que le recueil donne, ce sont des résumés rédigés au XIXe siècle d’après des originaux dont la plupart sont aujourd’hui perdus ou dispersés. On édite une source de seconde main, et c’est une source de seconde main que l’on cite.
- Les datations restent celles du recueil. Aucune n’a été vérifiée sur les registres. Quand deux sources se contredisent — la date de naissance d’Adolphe d’Amade, par exemple — les deux sont données.
- Les filiations médiévales sont reprises d’un imprimé de 1724, non des chartes elles-mêmes.
- Les seize transcriptions manuelles sont faillibles. Elles ont été établies à l’œil sur des images à 105 points par pouce ; un nom propre mal lu y est plus probable qu’ailleurs. Le fac-similé, toujours accessible, fait foi.
Les autres sources utilisées
- Origine de la famille Amade, notice imprimée d’après les archives de la mairie de Castelsarrasin — utilisée pour les traditions familiales antérieures à 1728.
- Armorial de la noblesse toulousaine, pour la notice et le blasonnement des d’Amade, et pour la date des lettres de noblesse de 1815.
- Armorial français, revue mensuelle, n° 65, décembre 1892, pour la notice nécrologique d’Adolphe d’Amade.
- Reginald Rankin, In Morocco with General d’Amade, Londres, John Lane, 1908 ; et sa traduction française.
- Jean Jaurès, Contre la guerre au Maroc, discours, 1908.
- Notice historique du manoir des Barayroux, pour l’histoire du bâti — signalée comme tradition et non comme source d’archive.
Réutilisation
Les textes des deux volumes sont dans le domaine public ; leur numérisation provient de Gallica / Bibliothèque nationale de France, dont la mention de source doit être conservée. Les notices, essais et données structurées produits pour ce site peuvent être repris en citant l’adresse damade.net.