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dAmade

Ligne directe · 5e degré

Jean-Baptiste-Joseph d’Amade

Officier des armées de la République, puis royaliste militant. Anobli par lettres patentes de Louis XVIII le 28 décembre 1815.

v. 1769–1846 Écuyer du Roi, juge de paix, maire de Nègrepelisse 21 actes du chartrier

Sa vie tient en un renversement.

Le soldat de la République. Le 5 germinal an III — 25 mars 1795 —, à Figuières, le conseil d'administration du 8ᵉ bataillon de Haute-Garonne lui délivre son congé absolu. Le signalement vaut portrait : «  natif de Montech, âgé de 26 ans, taille de 5 pieds 8 pouces, cheveux et sourcils châtains, yeux idem, nez droit, bouche moyenne, menton rond, front petit, visage rond  ». Et l'attestation : «  ledit citoyen Amade n'a jamais quitté son drapeau  ».

Le royaliste. Vingt ans plus tard, on le retrouve second aide de camp de l'état-major royaliste de Toulouse (15 novembre 1814), chargé par le préfet de Tarn-et-Garonne de lever des volontaires pendant les Cent-Jours (20 mars 1815), retenu dans le département par le duc de La Force pour organiser une garde nationale à cheval, enfin nommé maire de Nègrepelisse le 10 août 1815. Un certificat du 21 octobre 1815 atteste qu'il «  a toujours manifesté des sentiments contraires à la Révolution  ».

L'anobli. Louis XVIII lui accorde des lettres de noblesse le 28 décembre 1815, enregistrées par la cour royale de Toulouse le 10 février 1817. Il portera dès lors le titre personnel d'écuyer du Roi.

En avril 1816, le préfet de Villeneuve lui adresse, comme à quelques fidèles, un fac-similé du testament de Marie-Antoinette : «  Ce sera pour lui une douloureuse mais réelle consolation…  »

Il meurt aux Barayroux le 7 août 1846 et repose au cimetière de Saint-Étienne-de-Tulmont.

Alliances

Postérité

Discussion des sources

L'Armorial de la noblesse toulousaine date ses lettres de noblesse du «  98 décembre 1815  » : coquille manifeste pour le 28.

Les actes qui le nomment