Chartrier · acte no 63a du tome second
Montauban, le 3 août 1888

Tome second, vue 63 Voir sur Gallica →
M. Henri d’Elbreil, sénateur, remercie M. d’Amade de l’avoir complimenté, ainsi que Mme d’Elbreil, sur l’admissibilité de son fils à l’Ecole navale; mais il ne conserve pas grand espoir pour l’admission définitive, ses examens écrits n’ayant pas été cotés très haut. En prévision de l’insuccès, ce jeune candidat vient de passer brillamment l’examen de bachelier ès sciences, et il se propose de devenir candidat pour Saint-Cyr. Suit une dissertation sur les difficultés que présente aujourd’hui l’avenir des jeunes gens et la lutte pour la vie qu’ils ont à soutenir. Compliments et souvenirs affectueux.
M. Henri d’Elbreil a servi de témoin à M. d’Amade, à son mariage avec Mlle Augusta de Cellery d’AUens.
MINISTERE 19 août 1888. de la guerre ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL Le général Haillot répond à une lettre que M. d’Amade lui avait écrite à l’effet CABINET de renouveler ses protestations contre du CHEF D’ÉTAT-MAJOR la décision prise par le Ministre de la guerre, le général Farre, ordonnant la radiation de M. d’Amade sur la liste de proposition de commandeur de la Légion d’honneur. Il expose à M. d’Amade qu’il est difficile qu’après sept ans le Ministre, M. de Freycinet, entreprenne la révision d’une affaire jugée par l’un de ses prédécesseurs et pour laquelle il y a quelque sorte prescription. Il ajoute en que d’ailleurs les témoignages de considération donnés à
M. d’Amade à cette occasion, sa longue carrière, les lettres si pleines d’estime que M. le général Loisel lui a écrites sur cette même affaire, sont de nature à rassurer complètement M. d’Amade sur l’intégrité du patrimoine d’honneur qu’il transmettra à ses enfants. Il lui offre l’assurance de ses sentiments de considération très distingués. — Signé: Général Haillot.
Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.