Chartrier · acte no 66a du tome second
Versailles, 15 septembre 1888

Tome second, vue 66 Voir sur Gallica →
M. l’amiral Gicquel des Touches, ancien ministre de la marine, fait part à M. d’Amade d’une lettre très intéressante que le capitaine d’Amade, attaché militaire en Chine, lui a écrite sur le voyage qu’il a fait l’hiver dernier en Mantchourie. Il ne saurait résister au plaisir d’affirmer la satisfaction qu’a procurée cette lettre à la’ famille Gicquel des Touches. Suit un éloge des plus honorables sur les qualités énergiques et vaillantes du caractère de ce jeune capitaine. M. l’amiral ajoute qu’il a remercié directement cet officier des détails curieux qu’il lui a exposés, en l’encourageant; trempé par les études et la guerre, à un moment donné il pourra être de la plus grande utilité pour son pays. L’esprit de devoir qui l’anime est la meilleure garantie que les services qu’il rendra seront de bon aloi. On ne se montre pas plus modeste au milieu de titres si brillamment acquis. Compliments sur ces succès et souvenirs affectueux de Mme et de M lie Gicquel des Touches pour M rao d’Amade et Mlle Jeanne.
Monaco, le II novembre 1888.
Le colonel M. de Sainte-Croix annonce le mariage de sa fille Marthe avec M. Gaston Darnis. Le père et le fils sont repartis de Monaco après avoir arrêté les dispositions de ce mariage, dont la cérémonie n’est pas encore fixée. Le colonel annonce à son beau-frère d’Amade (Adolphe) la visite du jeune fiancé, dont il fait le plus grand éloge. Détails sur les projets d’aller ultérieurement se fixer à Montauban. 11 insiste gracieusement sur le désir de voir Mme d’Amade et sa fille assister audit mariage à Monaco, cette dernière en qualité de demoiselle d’honneur de sa cousine. Il donne des nouvelles de son fils Ludovic de Sainte-Croix, qui espère être nommé lieutenant en premier dans l’escadron de M. le capitaine de Cassagnac, frère du célèbre Paul de Cassagnac.
Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.