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dAmade

Chartrier · acte no 78a du tome second

Versailles, le 29 septembre 1889

1889 XIXe siècle 358 mots
Fac-similé de la page 78 du recueil, où figure cet acte

Tome second, vue 78 Voir sur Gallica →

Mme la marquise Gicquel des Touches témoigne à M. d’Amade (Adolphe), par lettre pleine de sentiments, sa satisfaction d’avoir reçu la visite de son fils Albert, pendant son séjour à Paris. Elle exprime, aussi gracieusement que possible, les plus grands éloges sur l’attaché militaire de Chine, qu’elle a retrouvé bon, affectueux et charmant à tous égards, ayant conservé toute sa simplicité et sa modestie quoique plein de mérites, ajoutant que M. d’Amade doit être fier d’un tel fils, dont le caractère estimable et si beau est exempt de tout alliage d’égoïsme ou d’orgueil. M m la marquise se rengorge

elle-même en parlant de ce jeune capitaine, et l’amiral Gicquel des Touches est tout à fait monté au même diapason. Elle ajoute que toute sa famille a bien pris part aux tribulations qu’a fait naître son projet de mariage; aussi tous s’unissent pour adresser à chacun leurs félicitations sur l’heureuse issue des négociations. Les fiançailles qui viennent d’avoir lieu à Libourne ont

dû réjouir tous ceux qui y étaient intéressés. Mme la marquise Gicquel des Touches adresse aussi en particulier ses compliments sur la photographie qu’elle a pu admirer de Mlle de Ricaumont. Elle se fait, dans cette longue lettre, l’interprète de l’amiral, dont la santé a éprouvé une atteinte. Elle finit en envoyant ses souvenirs et compliments à Mme d’Amade. Signé: M ise G. Des Touches.

Saintes, vendredi 11 octobre 1889.

Le colonel comte de Bellegarde, commandant le 2 e régiment de hussards, témoigne à M. d’Amade père

ses bonnes dispositions pour conserver dans son régiment le jeune Bernard d’Amade, à son passage prochain au grade de lieutenant; il affirme que ses démarches, tout en étant dans l’intérêt de son fils, sont aussi dans l’in térêt du régiment, parce qu’il ne pourrait trouver un meilleur officier. Il compte intéresser à la combinaison qu’il a en vue le général de Miribel, auquel il en parlera dès son retour à Ghâlons. Cette lettre est la preuve évidente de la bonne volonté que Bernard d’Amade a su inspirer à son colonel pour obtenir son maintien au 2° de hussards. Elle est aussi un témoignage de dévoue ment pour M. d’Amade père.

Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.