Chartrier · acte no 83a du tome second
Paris, 15 janvier 1890

Tome second, vue 83 Voir sur Gallica →
M. l’intendant militaire de Crazannes remercie M. d’Amade (Adolphe) de son souvenir à l’occasion de sa nomination au grade d’intendant militaire. Il le traite en bon camarade et vieil ami, et lui déclare gracieuse ment et trop humblement qu’il méritait moins ce grade que son ancien chef, sous les auspices duquel il a fait ses débuts dans l’intendance. M. de Crazannes exprime le désir qu’il aurait de revenir à Toulouse et de renouer avec M. et M rae d’Amade les bonnes relations de Philippeville; il envoie les souhaits et compliments de bonne année à la famille d’Amade en son nom et au nom de Mme de Crazannes.
19* CQRPS D’ARMÉE Au Quartier-Général, le 15 janvier 1890.
division Le général Munier adresse à M. constantine - d’Amade (Adolphe) ses meilleurs vœux p 0ur l’année 1890. Il désire Surtout Le Général commandant
que Dieu assiste et accompagne dans sa lointaine mission son ancien aide-de-camp le capitaine d’Amade (Albert), qu’il désigne par notre cher enfant, afin de donner la mesure de l’affection qu’il lui porte. Il témoigne la satisfaction qu’il a éprouvée en le revoyant à Marseille et en recevant une lettre de lui de Saigon. La détermination, prise par lui de retourner en Chine pour y terminer sa mission, n’étonne pas le général, qui connaît son caractère net et carré; quand sa tâche règle mentaire sera accomplie, dit-il, il rentrera et comblera
ses vœux, ainsi que ceux de ses parents et de sa fiancée. Le général parle de Châlons, de ses enfants et du second fils de M. d’Amade, le sous-lieutenant de hussards, de la maladie à la mode, l’influenza, qui sévit aussi à Constantine. Le général finit sa lettre en renouvelant à M. d’Amade l’assurance de ses sentiments les plus affectueux. Signé: G al Munier.
Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.