Chartrier · acte no 3a du tome second
Montauban, le 8 octobre 1890
Le 6 octobre 1890, à 9 heures du soir, a eu lieu le décès de M rae Mercier de Sainte-Croix, née Pélagie d’Amade, sœur de M. d’Amade (Adolphe). Le 8 octobre, à 10 heures du matin, a eu lieu à l’église Saint-Jacques,
à Montauban, la cérémonie funèbre. Le corps a été inhumé dans le cimetière de la ville. Le convoi, très nombreux, était conduit par M. le colonel Mercier de Sainte-Croix, commandant supérieur des gardes de S. A. le prince Albert de Monaco. Des sympathies à tous les degrés lui ont été prodiguées; il était entouré de ses enfants, sauf son fils Ludovic, lieutenant au 3° chasseurs d’Afrique, dont le congé était expiré et qui avait dû rejoindre son poste à Constantine avant le décès de sa mère. Le prince Albert a témoigné au colonel de Sainte-Croix la part que la princesse et lui prenaient à ce triste évènement; un télégramme signé du prince même est parvenu à la famille dans la matinée.
Maenza (province de Rome), ce 17 octobre 1890.
M. le comte Agostino Antonelli témoigne à M. d’Amade (Adolphe) la part qu’il prend au deuil de la famille d’Amade à l’occasion de la mort de Mme Mercier de Sainte-Croix, sa sœur la plus jeune. Il rappelle que depuis longtemps il est lié d’amitié vraie avec M. l’abbé Calhiat (Henri), chanoine honoraire et aumônier du lycée de Montauban, dont il apprécie beaucoup la prose et 1a. poésie. 11 a reçu de lui un poème intitulé la Mer, qu’il a traduit en vers italiens. Il aime la littérature et surtout la poésie, dont il s’occupe dans ses moments libres. Il exprime le désir de revenir en France et il laisse espérer sa visite à Tou louse. Cette année cependant ses intérêts le priveront d’un voyage à l’étranger et dans le Beaujolais, où M mo Antonelli possède une petite propriété.
M. le comte Antonelli et Mme la comtesse Antonelli sont en ce moment chez leurs bons amis le comte Riccardo Pecci et la comtesse Marie-Magdelaine, neveux de Sa Sainteté Léon XIII, qui étaient venus passer quelques semaines chez le comte Antonelli à Terracine, pour y respirer l’air de la mer, et qui, à leur tour, ont attiré le comte et la comtesse Antonelli chez eux, à Maenza, dans les montagnes, pour y respirer l’air pur des bois, où ils sont très heureux d’être retenus pendant tout le mois d’octobre, se louant des bonnes grâces de leurs hôtes illustres. Signé: Son bien dévoué, Agostino Antonelli.
Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.

