Chartrier · acte no 7a du tome second
Bourges, le 29 décembre 1890

Tome second, vue 107 Voir sur Gallica →
Mon cher Lieutenant, Je vous remercie des vœux que vous voulez bien nous exprimer si cordialement. Nous les acceptons avec reconnaissance, et nous vous prions d’agréer les nôtres dans les sentiments non moins dévoués qui les inspirent. J’atteins, en effet, la limite d’âge en 1891, et l’on m’a dit que je recevrai, avant de m’en aller, la croix de commandeur. Que n’ai-je eu la bonne fortune de la voir décerner à notre bon et digne d’Artagnan (1), qui avait tant de titres à cette haute distinction. Veuillez vous faire l’interprète de nos vœux auprès de Mme et de Mlle d’Amade en leur offrant mes respects, et croyez-moi votre bien dévoué de cœur. Signé: Tranchard, Intendant militaire du 8 e corps. N.-B. — Votre désir se trouve réalisé: on a bien
(1)O’Artagnan était le nom que les élèves de Saint-Cyr avaient donné à M. d’Amade (Adolphe) quand il était instructeur à cette école, en 1849 et 1850.
voulu me conférer la croix en réalisant la promesse qui m’avait été faite. Je ne savais si ce ne serait pas pour juillet.
Dépêches télégraphiques et lettre relative au rapatriement du capitaine d’Amade (Albert), attaché militaire en Chine. (Décembre 1890.)
Dépêche du 11 décembre 1890, Paris. — Prière donner adresse Ricaumont, lettre suit. — Capitaine Fleurac, Guerre.
Paris, 12 décembre 1890. — Dans la lettre annoncée ci-dessus, M. le capitaine Bonniot de Fleurac, de l’étatmajor général de l’armée au ministère de la guerre, prévient M. d’Amade (Adolphe) qu’il a été désigné pour succéder a son fils en Chine et qu’il attendra l’arrivée en France de ce dernier, le Ministre ayant donné l’ordre par le télégraphe au capitaine d’Amade de revenir immédiatement en France. Le général Miribel tient particulièrement à connaître la date à laquelle cet officier devra arriver à Marseille; il a prié le capitaine de Fleurac de faire des démarches auprès de la famille d’Amade pour avoir les indications qui lui manquent.
Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.