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dAmade

Texte intégral · Tome second

Notice sur la famille de Peytes de Montcabrié

Les croisades, le Lauragais, deux contre-amiraux — dont celui qui commanda l’escadrille qui transporta Napoléon à Sainte-Hélène.

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FAMILLE DE PEYTES DE MONTCABRIE

Nous avons eu la bonne fortune de parcourir le relevé généalogique de la famille de Peytes de Montcabrié, à laquelle appartenait Mme Mathilde de Peytes de Mont cabrié, épouse de M. Albert-Michel de Ricaumont, mère et père de Mme d’Amade, née Marie de Ricaumont, mère d’Albert-Gérard-Léo d’Amade. Ce relevé, dressé par M. Judicis, pièces officielles en main, citant les dates, les actes et analysant les documents authentiques, nous a paru aussi consciencieux que possible, et c’est sur ce relevé que nous puisons les renseignements ci-dessous pour la satisfaction personnelle d’Albert d’Amade, petit:fils de M. et Mme Jean-Eloi-Fortuné de Peytes de Montcabrié. 11 serait trop long de remonter à l’origine même de cette famille qui, depuis les croisades, est établie dans le Lauragais comme seigneurs de Montgaillard, d’Avignonet, de Saint-Paul et autres fiefs, concédés à Adhémar de Peyteüs ou Peïteus, baptisé sous le nom de Jourdain,

en souvenir de ce fleuve sacré qu’il avait traversé en Terre-Sainte; qu’il nous suffise de rappeler que cet ancêtre a juré fidélité à saint Louis en 1242, et qu’il rendit hommage à Alphonse de Poitiers, ainsi qu’à sa femme Jeanne de Toulouse, en 1243. Depuis, tous les descendants de cet aïeul ont con tracté des alliances avec les plus illustres familles du Languedoc et, en suivant cette descendance, nous arrivons au grand-père de Mme de Ricaumont, Joseph-Saturnin de Montcabrié. Né Toulouse le 9 août 1741, il eut pour père à

François-Henri, auditeur des comptes et deniers de Toulouse, et pour mère demoiselle Marie-Joséphine-Elisabeth de Babut-Nogaret. Joseph-Saturnin entra dans la marine royale en 1756, devint capitaine de hautboid, commanda la station de Saint-Domingue de 1790 à 1792, où il rendit des services signalés à la colonie; il fut obligé de se soustraire aux procédés de la Terreur; à la Restauration, il fut fait contre-amiral. 11 siégea au Conseil général de la Haute-Garonne, reçut le titre de comte et fut fait grand’croix de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis. Du mariage de Joseph-Saturnin de Peyles de Mont cabrié, avec Mlle Josèphe-Tanique de Saint-Launes, naquirent: 1° Henri; 2° Joseph-Pierre-Elisabeth, dit le Chevalier; 3° Jean-François-Marie-Auguste; 4° Jean-Eloi-Fortuné. Le premier, né à Toulouse le 3 juin 176G, entra dans la marine royale en 1782; il fut chef du mouvement de la marine sous la République; mais, comme son père, il dut s’éloigner sous le régime de la Terreur; il reprit du

service sous le Consulat; il fut nommé commandant de la station du blocus continental à Hambourg, où il fit des prodiges d’audace. Des missions diplomatiques importantes lui furent confiées; en 1814 il commanda l’escadrille qui transporta Napoléon I er à Sainte-Hélène. Il fut fait comte en 1814, contre-amiral en 1818; il mourut près de Saint-Germain-en-Laye en 1836, sans enfants mâles, décoré des ordres de Saint-Louis, de la Légion d’honneur, de l’Épée de Suède. Son frère Joseph-Pierre-Elisabeth, colonel d’artillerie à 27 ans, fut tué en 1808, le 6 novembre, sous les murs de Lubeck, sans postérité. Le troisième fils de Joseph-Saturnin, c’est-a-dire Jean-François-Marie-Augustin, devint le chef de la branche ainée des Montcabrié. De son mariage avec Mlle Henriette d’Esparbès de Lussan naquirent: 1° le comte Paul, époux de demoiselle Rosario Idiasque, fille du duc de Grenade, grand d’Espagne de l rc classe, d’où deux fils, officiers de cavalerie; 2° le vicomte Henri, époux de demoiselle Strouski d’Olgorouki, sans postérité; 3° Elise, mariée au baron Adolphe de Nyvenheim de Newkergue, d’où plusieurs frères et demoiselle Henriette, épouse de M. de Saint-Maur, sans enfants. La branche de Peytes de Montcabrié de Puylaurens (Tarn) eut pour chef Jean-Eloi-Fortuné, quatrième fils de Saturnin, marié à Puylaurens à demoiselle Dominique-Lucie, de Bédos-Campan, d’où naquirent: 1° Alphonse; 2° Gustave; 3° Mathilde; 4° Théonie. 1° Alphonse épouse demoiselle Odolie de Raymond-Cahuzac, d’où: Paul, officier supérieur de cavalerie, officier de la Légion d’honneur, en retraite, sans famille;

Fortuné, inspecteur des lignes télégraphiques à Auch, marié et avec enfants; Fernand, ancien magistrat, démissionnaire à la suite des décrets contre les congrégations religieuses, veuf, sans enfants; Marie, habitant avec son frère Paul le berceau de la famille à Puylaurens; Henri, capitaine de cavalerie, récemment marié à Béziers. 2° Marguerite-Louis-Gustave, élève de l’École royale et spéciale de Saint-Cyr, démissionnaire en 1830, marié le 23 août 1840 à demoiselle Jeanne-Louise de Possac-Génas, morte le 10 juin 1843 laissant trois enfants: 1° Albert-Pierre-Alexandre, né le 3 janvier 1844, capitaine des zouaves pontificaux sous les ordres du baron Athanase de Charette (du 21 janvier 1871), chevalier de la Légion d’honneur, marié le 26 mai 1872 à demoiselle Laurence de Belloc-Chamborant, fait chevalier de Pie IX pour la défense de la porte Pia, le 20 septembre 1870; 2° Paul-Gaston-Jules, né le 20 avril 1843, zouave pontifical et lieutenant aux mobiles du Tarn en 1870, décédé; 3° Lucie-Valentine, née le 16 juillet 1842, veuve de Léonce Hoquetis, avec une famille nombreuse dont un fils officier de cavalerie. 3° Mathilde née en 1804, mariée en 1828 à Albert de Ricaumont, d’où: 1° Léo de Ricaumont, marié à demoiselle Thérèse Princeteau, père et mère de Marie de Ricaumont; 2° Marie de Ricaumont, mariée à Adolphe d’Amade, d’où Albert d’Amade; 3° Amélie de Ricaumont, mariée à Edouard Danglade, d’où Albert et Marie Danglade. 4° Louise-Théonie, née en mars 1814, mariée en novembre 1830 au baron Gustave de Beauquesne, d’où: 1° Henri, capitaine d’artillerie, chevalier de la Légion

— — d’honneur, en retraite, élève de l’École polytechnique, marié et père de trois enfants; 2° Gabrielle de Beauquesne, mariée avec M. le colonel Mimerel, officier de la Légion d’honneur, en retraite, et fixés à Montauban en 1889, auprès de Mme veuve Gustave de Beauquesne et de sa troisième fille, non mariée, Rose de Beauquesne; 4° Borthe de Beauquesne, mariée avec M. le commandant Toucas, du 99 e de ligne, chevalier de la Légion d’hon neur. M le colonel Mimerel et M. le commandant Toucas sont pères de famille. Il résulte des mêmes recherches que la famille de Montcabrié compte parmi ses principales alliances les noms suivants: de Lassus, de Nohault, de l’Hospital, d’Ouvrier, de Lacoste de Belcastel, d’Armengaud, du Barry, de Nyvenheim de Newkergue, Mieulet de Ricaumont, de Beauquesne, de Pins, de Yarague-Gardouch, de la Tour d’Auvergne-Lauragais, de Castillon, de Caumont, d’Esparbès de Lussan, d’Etigny, des ducs de Grenade, de Raymond-Cahuzac, de Montlaur, de la Tour du Pin, de Saint-Léon, de Saint-Félix, de Possac, de Belloc-Chamborant, de Panat, de Franclieu. Les deux branches comptent un grand nombre d’offi ciers de terre et de mer, plusieurs officiers ou chevaliers de Saint-Louis, un grand-officier de Saint-Louis, un commandeur de l’ordre de Pie IX, plusieurs chevaliers ou médaillés des ordres français et étrangers. L’un d’eux, le comte Saturnin de Peytes de Montcabrié, a joué un rôle important dans la marine en qualité de contre-amiral; son fils, le comte Henri, a commandé comme contre-amiral la flotille d’escorte qui a conduit Napoléon I er à Sainte-Hélène. Le vicomte Albert-Pierre-

Alexandre, petit-neveu des précédents, a marqué sa carrière dans les zouaves pontificaux par des actions d’éclat et de dévouement qui lui ont valu des récompenses et des citations à la suite des propositions de son colonel, devenu le général de Charette. Les armes de la famille de Peytes de Montcabrié sont inscrites sur les principaux armoriaux dans les termes suivants: D’azur, à trois fasces d’or et en pointe deux croisettes d’argent qui est de Peytes; écartelé de gueules, à un mont d’argent sommé d’un arbre sans feuilles, ou créquier surmonté d’une chèvre passante d’argent; au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or qui est de Montcabrié, couronne de comte.

Transcription automatique corrigée. Les césures ont été recollées à l’aide d’un lexique français, les abréviations développées, les coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. En cas de doute, le fac-similé fait foi.