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dAmade

Texte intégral · Tome second

Note généalogique sur l’origine par les Faudoas

La démonstration, en quatre pages, de la parenté revendiquée avec les maisons de Foix, de Navarre, de Béarn et d’Albret. À lire pour ce qu’elle est : un raisonnement d’époque, argumenté et discutable.

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l’origine de la famille d’Amade par ses aïeux du côté de la famille de Faudoas

Plusieurs membres de la famille d’Amade ayant témoigné le désir de connaître très clairement son origine commune, du côté maternel, avec les familles de Foix, de Navarre, de Béarn et d’Albret, nous nous sommes livré à cette étude et nous établissons d’une façon presque mathématique sa lignée remontant au 19 novembre 1204. A cet effet nous nous servons d’un document indiscutable et qui était imprimé avant que la famille d’Amade ne se fût alliée à la famille de Faudoas. Go document est l’historique même, avec preuves à l’appui, des alliances de la famille de Faudoas, publié à Montauban en 1724. La preuve par acte public de l’alliance de la famille d’Amade avec la famille de Faudoas de Séguenville se trouve dans le recueil des actes de la famille d’Amade: acte de mariage de Pierre-Guilhaume Amade du 20 octobre 1728 et acte de naissance de Bernard-Joseph

Amade, le 25 juillet 1731. Ce dernier est, en effet, petit-fils de demoiselle Jeanne de Faudoas de Séguenville et de Messire Pierre-Jean de Faudoas, seigneur de Séguenville, Ariès et Saint-Avant. En remontant aux aïeux directs de ce dernier, nous arrivons a Corbeyran de Faudoas, écuyer, seigneur de Séguenville, Ariès et Saint-Avant, qui fut marié le 10 mai 1352 à Catherine de Béon, fille de Jean de Béon, vicomte de Serre, et de Marguerite Izalguier de Cler mont, dame du Vernet. C’est par Catherine de Béon que notre origine se confond avec celle des familles de Foix, de Navarre, de Béarn et d’Albret. Voici comment: Le père de Catherine de Béon était Pey ou Pierre de Béon, vicomte de Serre, qui fut institué héritier universel, par le testament de son père, de Arnaud-Guilhem de Béon; or, ce dernier était seigneur de la vallée de Béon d’après un titre daté de Mazères le 19 novembre 1204, et, dans cet acte, Raymond-Roger, comte de Foix, prend la qualité d’oncle d’Arnaud-Guilhem de Béon. Un nouvel acte du 5 juin 1466 investit les héritiers de Pierre de Béon. Le prince Gaston de Navarre, comte de Foix, dans ledit acte, confère au vicomte de Serre le titre de cousin. Les preuves citées constatent en effet que la maison de Béon a pour chef un puîné des vicomtes du Béarn qui eut en partage la vallée de Béon, qu’il en prit le nom et qu’il conserva les armes du Béarn, savoir: d’or à deux vaches de gueules passantes l’une sur l’autre, accornées, clarinées et onglées d’azur.

La famille de Béon ayant donc les mêmes aïeux que la famille de Béarn; Gaston IV et, avant lui, Raymond-Roger, comte de Foix, se reconnaissant oncle et cousin pendant plusieurs siècles des chefs de la famille de Béon, il ne nous est plus permis de douter de l’origine commune de la famille de Béon, de Gaston IV et de Raymond-Roger. Or, qu’étaient dans l’histoire de France: 1° Raymond-Roger, comte de Foix; 2° le prince Gaston de Navarre. 1° Raymond-Roger, comte de Foix, fils de Roger-Bernard, se signala en Terre-Sainte, d’où il revint avec le roi Philippe-Auguste, après la prise de Saint-Jeand’Acre et le siège d’Ascalon, en 1191; il mourut en 1223, ayant pris part à la guerre des Albigeois; après leur défaite il fut dépossédé de ses États; ils lui furent cependant restitués par le concile de Latran. 2° Gaston IV, comte de Foix, par son mariage avec la princesse Eléonore, reine de Navarre, devint à la fois comte de Foix, vicomte du Béarn et roi de Navarre; étant mort sans enfants, il laissa sa succession à son petit-fils François-Phébus, et ce dernier étant mort en bas âge, sa sœur Catherine de Foix devint ainsi comtesse de Foix, du Béarn et reine de Navarre. Elle se maria en 1484 avec Jean, sire d’Albret, et par ce fait les destinées de ces divers États se confondirent. Jean d’Al bret ayant pris part aux guerres que le roi Louis XII avait soutenues en Italie contre le pape et ses alliés, le roi d’Espagne, Ferdinand-le-Catholique, envahit la Navarre en 1512, et le pape Jules II sanctionna l’usur pation de Ferdinand; Catherine en mourut en 1517, un an après Jean d’Albret.

Le fils de Jean d’Albret, Henri 11, devint roi de Navarre; en 1516 il épousa la princesse Marguerite de Valois, sœur du roi François I er veuve en premières noces du duc d’Alençon; de ce mariage naquit Jeanne d’Albret, mère d’Henri IV. Il est donc évident qu’en remontant de part et d’autre à Catherine du Béon, nous arrivons aux mêmes aïeux:

ce qui doit confirmer les assurances que nous avons déjà exposées.

Transcription automatique corrigée. Les césures ont été recollées à l’aide d’un lexique français, les abréviations développées, les coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. En cas de doute, le fac-similé fait foi.