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dAmade

Chartrier · acte no 12a du tome second

Pékin, le 6 janvier 1891

1891 XIXe siècle 444 mots
Fac-similé de la page 112 du recueil, où figure cet acte
Suite de l’acte, vue 113

Tome second, vue 112-113 Voir sur Gallica →

Lettre particulière de M. Ristelhueber, chargé d’af faires en Chine, acceptant la date proposée par le capitaine d’Amade pour effectuer son voyage à Pékin et se présenter ensemble à la visite du Tsong-li-Yamen. Bien que cette faveur ne soit plus accordée facilement, il espère que l’occasion leur en sera offerte pendant le séjour du capitaine à Pékin. M. Bézaure, consul général de France à Tien-Tsin, a reçu la notification officielle de la mort du 7 e Prince. Quelques mots relatifs à l’emprunt chinois et aux bruits sans fondement qui circulent sur cet emprunt.

MINISTÈRE RÉPUBLIQUE FRANÇAISE de la

guerre Paris, le 12 janvier 1891.

Monsieur l’Intendant,

Par télégramme du 7 ou du 8 janvier courant, le Ministre a informé M. le capitaine d’Amade que, vu l’impossibilité dans laquelle il se trouve de quitter Tien-Tsin, où il est bloqué par la glace, il devra attendre mon arrivée pour se mettre en route.

Je partirai certainement le 8 février et j’arriverai, par conséquent, au moment précis où la navigation sera libre, de telle sorte que votre fils n’aura pas à souffrir de cette nouvelle combinaison. Le capitaine d’Amade s’est acquis par ses intéressants travaux une notoriété des plus considérables et des mieux méritées; la réputation qu’il s’est acquise et l’estime en laquelle on le tient sont bien faites pour réjouir et flatter votre amour-propre paternel; mais elles sont de nature aussi à causer de sérieuses appréhensions « à ses successeurs. Faire mieux est impossible. Pourrai-je faire aussi bien? Je vous suis très reconnaissant des vœux que vous voulez bien former pour la réussite de ma grande entre prise. Je pars plein de confiance et pourtant j’assume une lourde responsabilité. J’amène ma jeune femme et un petit enfant, et quel que soit le bien-être que je suis en même de leur procurer, ce n’est pas moins un « bold experiment. » A vrai dire, je ne l’aurais pas tenté si ma femme, exceptionnellement énergique et intelligente, ne m’y avait elle-même engagé. Je me suis entouré de toutes les garanties; je sais qu’elle n’aura rien à redouter, non plus que son enfant, du climat de Tien-Tsin; qu’elle trouvera dans cette résidence et pendant son voyage des relations sûres, et je demande à Dieu de garder pour moi seul les fatigues et les dangers. Je suis tout à votre disposition, Monsieur l’Intendant,

pour apporter au capitaine d’Amade tous messages ou commissions dont vous voudrez bien me charger, tant de votre part que de celle de M. de Ricaumont.

— HO — Veuillez agréer, je vous prie, Monsieur l’Intendant, la nouvelle expression de mes sentiments les plus respectueux et les plus dévoués. Signé: De Fleürac.

A M. l’intendant d’Amade, à Toulouse.

Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.