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dAmade

Chartrier · acte no 34a du tome second

12 août 1891

1891 XIXe siècle 465 mots
Fac-similé de la page 134 du recueil, où figure cet acte
Suite de l’acte, vue 135

Tome second, vue 134-135 Voir sur Gallica →

Extrait du n° 1,234 de l’Union monarchique de Libourne, du 12 août 1891;

« Mariage. — La cérémonie religieuse du mariage de Mlle Mieulet de Ricaumont avec M. le capitaine d’Amade, chevalier de la Légion d’honneur, ancien attaché de la légation de France à Pékin, avait attiré, samedi dernier, à l’église Saint-Jean, somptueusement décorée pour la circonstance, une affluence extraordinaire. Malgré la saison des vacances et des villégiatures où nous nous trouvons, on peut dire que toutes nos grandes familles libournaises avaient tenu à s’y rendre ou à s’y

— — faire représenter. Des parents et amis du dehors, et des plus distingués, étaient venus également en grand nombre. La place Saint-Jean était entièrement encombrée de voitures et d’équipages, et tandis que dans l’église la nef principale s’emplissait d’une assistance choisie d’invités, les nefs latérales étaient encombrées d’une foule compacte d’employés, d’ouvriers ou de modestes amis de la famille de Ricaumont, grande bienfaitrice des travailleurs. Nous avons remarqué dans l’assistance MM. le général d’Estremont, le colonel de Lestapis, le commandant Lancelin, le capitaine Porquié de Vaux, officier d’ordonnance du général Ferron; le capitaine de gendarmerie Brière, le capitaine Lewden, les lieu tenants d’Amade, de Ricaumont, Gaston Danglade, de La Couture, de La Hitte, Albert Danglade. Les familles Lacaze, Fontémoing, de Susbielle, Princeteau, de Bordeaux; Morange, de Brème, Despujols, Brulle, Chaperon, Martineau d’Aiguilhe, Mote, Danglade, de Meynot, Théry, Demptos, Saint-Genis, Leperche, de Jaurias, Duguit, Duverger, etc., etc. « Les orgues étaient tenues par M. Rinck, de Bordeaux, dont le talent est justement apprécié, et Mlle L..., de sa voix agréable et sonore, nous a fait entendre VEcce Punis, de Chêrubini, avec le Souvenez-vous, de Massenet. La bénédiction nuptiale a été donnée par M. l’archiprêtre Berbiguier, qui a adressé aux jeunes époux une remarquable allocution. M. l’Archiprêtre a touché aux sommets de la véritable éloquence, lorsqu’il a rappelé la méritoire et patriotique carrière du brillant

officier, toujours esclave du devoir, dont l’église sanctifiait l’union, et lorsqu’il a fait une allusion délicate à l’auréole de vertus et de pureté qui constituaient la

plus belle parure de la jeune mariée. Après une paternelle exhortation sur leurs nouveaux devoirs réciproques, M. l’Archiprêtre a terminé en sollicitant les bénédictions du ciel pour le jeune couple. Une quête a été faite par Mlle Jeanne d’Amade, sœur de l’époux, accompagnée de M. Albert Danglade, cousin de l’épouse, et par Mlle Danglade, cousine des deux époux, accompagnée de M. Joseph Princeteau, cousin de l’épouse. Le défilé à la sacristie a duré plus de vingt minutes. Les invités se sont ensuite rendus en voiture au beau château de Pontus, où un splendide dîner de cent couverts les y attendait. « A cette occasion, nous prions les nouveaux époux

et leurs familles de vouloir bien agréer, avec nos meilleurs vœux, l’expression de nos sympathiques hommages. »

Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.