Chartrier · acte no 36a du tome second
13 août 1891
Extrait du n° 1,274 du journal Le Patriote, du 13 août 1891:
Mariage. — Les détails suivants nous arrivent de Libourne snr le mariage de notre compatriote M. Albert d’Amade, capitaine breveté au 11 e de ligne, ancien
attaché militaire à la légation de Chine, avec sa cousine M’ Ie Marie de Ricaumont: Après le mariage civil et le mariage religieux, qui ont eu lieu le 6 et le 8 août, des fêtes splendides ont réuni dans le magnifique domaine de Pontus, près de Libourne, toutes les familles distinguées des environs, parmi lesquelles MM. de Ricaumont, Princeteau et Danglade comptent tant de parents et d’amis. La cérémonie religieuse a été particulièrement touchante: les rues étaient jonchées de fleurs et de verdure; l’église était aussi parée de ses plus beaux ornements; des voix charmantes se mariaient harmonieusement aux puissants accords de l’orgue, et M. l’Archiprêtre, qui a béni les jeunes époux, a prononcé une allocution pleine de cœur et d’émotion, rappelant avec sentiment cette particularité que M. d’Amade et Mlle de Ricaumont avaient échangé la bague des fiançailles avant le départ pour le Tonkin du vaillant capitaine d’état-major. Les pauvres de Libourne n’ont pas été oubliés. M f! es d’Amade et Danglade, sœur et cousine des époux, accompagnées de leur chevalier d’honneur, MM. Princeteau fils et Albert Danglade, ont parcouru les rangs en tendant la bourse pour eux.
« Parmi l’assistance on remarquait M. Princeteau, l’orateur bien connu des Bordelais; le général d’Estremont, un officier d’ordonnance du général commandant le 18° corps d’armée, un grand nombre d’officiers, le vicomte de La Hitte, le colonel Mignot, du 144 e de ligne, témoin de M. d’Amade. Au lunch qui a suivi la cérémonie religieuse, le colonel Mignot, qui est un excellent poète, a adressé
— iU — des vers charmants aux jeunes époux. M. Princeteau, dans un langage plein d’élévation et de cœur, s’est fait l’interprête des vœux de tous les assistants. « La soirée s’est terminée par un feu d’artifice et des feux de bengale d’un grand effet au milieu des massifs de verdure. Un quadrille d’honneur a donné le signal des danses, qui se sont prolongées avec entrain à la satisfaction de tous les jeunes couples, soutenus d’ail leurs par des rafraîchissements copieux. »
LÉGION D’HONNEUR Paris, le 30 septembre 1891.
CABINET du
GRAND CHANCELIER Monsieur le Sous-Intendant,
J’ai l’honneur de vous rendre compte que le Grand Chancelier examine toujours votre dossier avec une très grande bienveillance, quand il s’occupe du travail des nominations à faire dans l’ordre. Malheureusement, ainsi que vous avez pu le voir en parcourant l’Officiel, il est rare que le Grand Chancelier dispose de croix de commandeur, et les candidats auxquels il pourrait conférer cette distinction sont cependant très nombreux. Je vous prie, Monsieur le Sous-Intendant, de vouloir bien agréer l’expression de mon profond respect.
Signé: Bizard.
M. d’Amaile, sous-intendant militaire de l’" classe on retraite, officier de la Légion d’honneur, à Toulouse.
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Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.

