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dAmade

La famille d’Amade dans les premières années de la République

De 1793 à l’an VI de la République française (1798)

1797 XVIIIe siècle 228 mots
Fac-similé de la page 143 du recueil, où figure cet acte
Suite de l’acte, vue 144

Tome second, vue 143-144 Voir sur Gallica →

NOTE EXPLICATIVE

M. d’Amade (Jean-Joseph) était, au moment de la première Révolution, dans toute la force et l’ardeur d’un contre-révolutionnaire; il ne tarda pas à être signalé partout comme un agent dévoué à la cause de la Royauté. 11 fut, en conséquence, traqué comme un malfaiteur par le gouvernement de la République, et nous trouvons particulièrement dans son dossier deux arrestations ordonnées contre lui; savoir: la première à Marseille (en 1796), le 29 frimaire an IV de la République, comme prévenu d’émigration; la seconde (en 1798), le 27 vendémiaire an VI, à Montauban, comme prévenu de refus d’oplempérer à l’appel des réquisitionnâmes.

Nous avons voulu rendre aussi exactement que possible, preuves en main, compte de ces deux procès, qui ont été suivis d’acquittement et de mise en liberté. Il est important pour les enfants et petits-enfants de la famille d’Amade que leur aïeul ne soit pas confondu avec ceux que la justice a flétris, et de prouver que, malgré la rigueur des lois exceptionnelles de cette période de notre histoire, M. d’Amade (Jean-Joseph) a été assez heureux pour trouver des juges indépendants et sachant courageusement s’opposer aux procédés expéditifs de cette néfaste époque, procédés auxquels beaucoup de ses parents et de ses amis ne purent échapper.

EXTRAITS ET ANALYSE DU

Procès intenté au citoyen Jean-Joseph Amade à Marseille, arrêté sous la prévention d’émigration SES JUSTIFICATIONS ET SON ÉLARGISSEMENT