La famille d’Amade dans les premières années de la République
Marseille, le 29 frimaire an IV de la République

Tome second, vue 144 Voir sur Gallica →
(19 d(icembro 1793.)
De l’extrait du greffe du juge de paix du 8° arrondissement du canton de Marseille, à la date ci-dessus, il résulte que le citoyen Amade était détenu à la maison commune et prévenu.d’émigration. Le citoyen André
Roux, résidant en cette commune, comparut devant le juge de paix Joseph Sue pour se porter caution envers le citoyen Amade, et requérir la mise en liberté provisoire du détenu, afin de lui permettre de se procurer les pièces nécessaires pour se justifier. Le dit citoyen Roux a déclaré qu’il se rendait pleige et entière caution pour représenter le citoyen Amade toutes les fois que la loi l’exigera, à charge par lui de produire les pièces probantes constatant son état de citoyen libre, et que s’il est sorti de la République, ce n’est qu’étant muni des pièces que la loi prescrit a tous les citoyens. En conséquence, le dit juge de paix ordonna que le citoyen Amade serait provisoirement mis en liberté. Ont signé à l’original: André Roux, Joseph Sue et Dufey, greffier. Pour extrait: Signé: Le greffierDufey.