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dAmade

Chartrier · acte no 19a du tome second

Du 21 vendémiaire an III de la République française

1794 XVIIIe siècle 370 mots
Fac-similé de la page 19 du recueil, où figure cet acte
Suite de l’acte, vue 20

Tome second, vue 19-20 Voir sur Gallica →

une et indivisible.

Extrait de l’arrêté du représentant du peuple Mal larmé, délégué par la Convention Nationale dans les départements du Gers et de la Haute-Garonne, en séance à Toulouse. Ledit représentant du peuple en séance à Toulouse s’est rendu le 18 vendémiaire au chef-lieu du district de Mont-Sarrasin (Castel-Sarrasin), pour prononcer en parfaite connaissance de cause sur les réclamations des détenus, approfondir les motifs qui ont donné lieu à leur arrestation, se faire rendre compte de l’exécution des lois du 17 septembre 1793 (v. s.) et du 21 messidor.

Après examen des tableaux des détenus et appel nominal de chaque détenu... Le citoyen Joseph Amade, habitant de Montech, ci-devant officier d’infanterie, âgé de 64, ans accusé de fanatisme... Vu qu’on ne lui a fait aucun reproche d’incivisme, qu’il est regardé comme nul en considération de son âge et de ses infirmités... le vœu du peuple étant pour son élargissement, il a été en conséquence arrêté qu’il serait de suite mis en liberté. Collationné sur l’original. Signé: Jubrol, président; Solon, secrétaire.

Note signée: Amade, en 1799, et sur laquelle est fixé par une épingle un morceau de mousseline provenant de la cravate du roi Louis XVI, pendant son séjour à la prison du Temple.

a Ce morceau de mousseline est un morceau détaché

« de la cravate de Louis seize. Cet infortuné monarque

« étant dans sa prison du Temple, plein de reconnais« sance pour les bons procédés qu’avait à son égard

M. Toulan, membre de la commune de Paris, ne put le lui témoigner qu’en lui donnant sa cravate, en lui disant: Mon cher Toulan, je vous donne tout ce que j’ai. M. Toulan ne pouvant garder ce gage, de crainte « que cette action du Roi ne fut connne, le déposa chez

M mB Teulières, veuve de M. Teulières, ancien avocat,

imprimeur à Montauban, qui devait rendre ce précieux « gage à M. Toulan sur sa demande. Les projets d’évasion du Roi de la prison ayant transpiré, plusieurs personnes furent guillotinées et M. Toulan fut du nombre. Mme Teulières, en 1799,

lorsque j’étais persécuté pour cause de royalisme,

— « me fit cadeau de ce morceau de cravate, que je

« conserve comme une relique. Signé: Amade. »

Transcription établie automatiquement depuis la numérisation de la Bibliothèque nationale de France, puis corrigée : césures recollées, abréviations développées, coquilles d’océrisation les plus fréquentes redressées. Le fac-similé fait foi.